
En Haïti, l’enseignement supérieur repose largement sur le secteur privé, faisant de l’éducation aux affaires un pilier essentiel pour former les futurs décideurs capables de stimuler la croissance nationale. Pour un entrepreneur, choisir une école n’est pas une simple formalité académique, mais une décision stratégique qui détermine sa capacité à naviguer dans un environnement d’affaires complexe et instable. L’enjeu est de transformer une intuition en une structure formelle capable de générer de l’emploi et de la valeur ajoutée au sein du tissu économique national.
Le paysage éducatif actuel propose des institutions spécialisées qui rompent avec la théorie pure pour privilégier l’action immédiate. Des écoles comme Agir École de Commerce (AEC) ou l’École de Commerce et d’Entrepreneuriat (ECE) mettent l’accent sur l’innovation, les outils digitaux et la gestion de projet par la pratique. Cette approche permet aux étudiants de développer des compétences opérationnelles concrètes, essentielles pour répondre aux défis réels du marché professionnel haïtien dès la fin de leur cursus.
Pour réussir, un fondateur doit maîtriser des concepts clés tels que le « business model », le financement de projets et l’innovation technologique. Le CEI (Centre d’Entrepreneuriat et d’Innovation) de l’Université Quisqueya illustre parfaitement cette dynamique en accompagnant les porteurs de projets de l’idée théorique à la création d’entreprise concrète. Ce type d’encadrement réduit le fossé entre l’esprit entrepreneurial des jeunes et les exigences de rigueur du marché local et mondial.
Au-delà de la technique, l’entrepreneur doit également s’assurer de la reconnaissance et de la conformité de son diplôme pour garantir sa crédibilité auprès des partenaires et investisseurs. Un diplôme conforme aux standards nationaux facilite non seulement l’accès au crédit mais aussi la poursuite éventuelle d’études supérieures ou de partenariats internationaux. C’est une garantie de sérieux dans un système où la réglementation reste parfois un défi majeur.
En conclusion, l’éducation aux affaires est le moteur de la transformation économique d’Haïti car elle prépare des individus capables de décider dans l’incertitude. En choisissant une institution qui privilégie la professionnalisation et l’accompagnement, l’entrepreneur se donne les moyens de bâtir une entreprise résiliente. Ce choix initial est le garant d’une carrière solide, compétitive et adaptée aux réalités du marché haïtien.
